Actuellement, 200 médicaments issus des biotechnologies existent sur le marché mondial et 900 sont en cours de développement. Dans 5 ans, plusieurs de ces médicaments perdront leur brevet et pourront ainsi être remplacés par des biosimilaires, médicaments moins chers mais aussi efficaces pouvant les remplacer. On calcule ainsi qu’en 2025, les biosimilaires représenteront une économie de 15 à 25 milliards de dollars par rapport au prix des biomédicaments princeps.
Les biosimilaires sont des médicaments issus de la haute technologie.
Lors d’un colloque multidisciplinaire organisé le 2 octobre, de nombreux experts et participants (hospitaliers, représentants de patients, économistes de la santé, industriels, responsables politiques) ont débattu sur le rôle des biosimilaires dans le marché croissant des médicaments issus des biotechnologies, sur leur sécurité, leur efficacité et les enjeux qu’ils représentent dans un contexte économique difficile.Médicaments biologiques : 25 % des dépenses de médicamentsEn France, les médicaments biologiques ou
biomédicaments représentent plus de 25 % des dépenses de médicaments. Parmi les 10 médicaments les plus coûteux pour l’assurance maladie en 2013, 7 sont des médicaments biologiques. Dans les 5 prochaines années, plusieurs médicaments biologiques majeurs en oncologie et dans le traitement des pathologies auto-immunes, représentant plus d’1 milliard d’€ de dépenses annuelles en France, perdront leur brevet. Par ailleurs, 200 produits de Biotech sont aujourd’hui commercialisés et 900 sont en développement, ce qui montre l’ampleur des enjeux pour les années à venir.Biosimilaires, des médicaments de haute technologie, moins onéreuxDans ce marché en expansion, les médicaments
biosimilaires auront un rôle croissant car il s’agit d’alternatives thérapeutiques équivalentes et moins onéreuses qui permettent de maintenir l’accès des patients à un haut niveau de prise en charge tout en préservant les comptes de la Sécurité sociale ce qui libère des ressources pour financer des innovations futures.Tout comme les médicaments princeps, les biosimilaires sont des médicaments complexes issus de la haute technologie et dont le développement et production sont longs et coûteux. Cependant, leur développement permet des économies autour de 30 % par rapport au prix des médicaments princeps, tout en offrant un niveau d’efficacité et de sécurité similaires.Actuellement, 7 médicaments biosimilaires dans 3 classes thérapeutiques (
EPO,
hormone de croissance et le
filgrastim, facteur de croissance des globules blancs) sont commercialisés en France et leur utilisation est en progression constante, ce qui montre l’intérêt et la confiance croissants des médecins, maîtres de la prescription de ces médicaments car, contrairement aux génériques, les pharmaciens n’ont pas le droit à la substitution en ce qui concerne les biosimilaires.Promouvoir l’adhésion de toutes les parties prenantesEn France, le ministère de la Santé est favorable au développement des biosimilaires. Mais pour élargir leur prescription, il est nécessaire de promouvoir l’adhésion de toutes les parties prenantes et de créer des conditions favorables en instaurant la confiance autour de ces médicaments, en informant les médecins et les patients pour accompagner le développement progressif de leur utilisation et en incitant la prescription au niveau hospitalier. A ces mesures devront s’ajouter la diversification et le dynamisme du marché de ces produits.Dr Jesus CardenasSource : Colloque organisé par la revue Pharmaceutiques le 2 octobre 2014 : “Médicaments biosimilaires : enjeux et perspectives“.Click Here: cheap sydney roosters jersey