Avoir une récompense immédiate ou préférer attendre pour avoir un gain plus important, tel est le dilemme auquel les chercheurs de l’université de Washington ont confronté plusieurs centaines de jumeaux. L’idée était de savoir si l’impulsivité a des origines génétiques.

Selon plusieurs études, les comportements impulsifs pourraient être expliqués par certains gènes.

Cette étude présentée lors de la rencontre annuelle de l’American College of Neuropsychopharmacology, à Hollywood (Floride) semble relier l’impulsivité à certains gènes.L’impulsivité expliquée pour moitié par les gènesFinancées par une bourse d’un institut national dédié à la recherche sur l’abus de drogues, les recherches de l’équipe de l’université de Washington portent sur 602 jumeaux adolescents. Au cours de l’épreuve du “delay discounting“, ils ont eu le choix entre obtenir un gain financier immédiat ou attendre, afin de recevoir une somme plus élevée. Refuser d’attendre une plus large récompense traduit une impulsivité, un trait de caractère qui accroît le risque d’addiction.Résultat : L’âge influence légèrement la décision. Les jumeaux plus vieux étant davantage enclins à patienter. Une fois ce paramètre pris en compte, les gènes expliqueraient pour moitié les différences d’impulsivité entre les individus !L’influence des récepteurs kappa-opioïdesBien que préliminaire, cette étude laisse penser que les “gènes de l’impulsivité“ sont à relier à la sérotonine du cerveau et aux récepteurs kappa-opioïdes, eux-mêmes en rapport avec l’humeur, la dépression et l’addiction.“Chaque jour, nous faisons le choix de profits immédiats au détriment d’avantages différés plus importants“, poursuit le Dr. Anokhin. “Nombre de ces décisions s’expliquent par des facteurs génétiques également attachés à l’humeur et à l’impulsivité“.Des applications pour traiter les addictions ?Ces observations pourraient apporter des indices dans le traitement de l’addiction et d’autres troubles engendrés par des prises de décisions impulsives. Le Dr. Anokhin met toutefois en garde : “Il est trop tôt pour extraire de ces spéculations des applications cliniques. Nous devons approfondir notre étude avant d’en tirer des conclusions. Nous souhaitons examiner les conséquences des différences que nous avons identifiées sur les comportements au quotidien“. D’autres études en cours se penchent sur le même sujet. Les docteurs Abraham Palmer et James MacKillop, également présents lors de cette conférence, se consacrent à l’analyse de l’ADN et à l’étude de questionnaires soumis à 25 000 personnes, afin identifier les gènes de l’impulsivité.Avec AFP/RelaxnewsSource : 13.2 Genetics of Delay Discounting in Humans: Heritability and Preliminary Evidence for Genetic Association – Andrey Anokhin – American College of Neuropsychopharmacology Annual Meeting – 7 décembre 2015 (

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